Depuis plus de 50 ans, la population colombienne souffre de violences, d’enlèvements et de déplacements forcés. De plus, une agriculture problématique s’est développée, entraînant la destruction des forêts et des sols. Vicaría del Sur, une organisation partenaire d’Action de Carême, s’emploie à inverser cette tendance en soutenant les communautés avec des techniques agroécologiques et dans la défense de leurs droits. Aujourd’hui, elles récoltent les fruits de leurs efforts.

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Sortir de la faim et de la misère
L'impact d’Action de Carême en Colombie
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Grâce au soutien d’Action de Carême, de nombreux potagers ont pu voir le jour dans un village isolé du Népal, où sont cultivées des semences locales. Cela améliore non seulement la sécurité alimentaire, mais aussi la santé des habitant·e·s.

À l’ouest du Népal, les habitant·e·s de Jhumlawang collaborent depuis toujours de manière solidaire, suivant un modèle de coopération. Une approche qui s’impose, compte tenu des conditions de vie difficiles dans les villages reculés de l’Himalaya. Bien que l’éducation soit devenue plus accessible dans ces régions au tournant des années 2000, les aides gouvernementales demeurent limitées. C’est pourquoi les Népalais·e·s émigré·e·s à l’étranger ont joué un rôle crucial dans l’obtention de soutiens financiers. De plus, les villageois·e·s n’ont pas hésité à s’engager bénévolement, consacrant l’équivalent d’au moins un mois de travail par famille à cette initiative.

C’est ainsi qu’ont été créés non seulement une école, mais aussi un centre communautaire. Néanmoins, l’accès aux soins restait insuffisant. L’hôpital le plus proche se trouvait en effet à plusieurs jours de marche, entraînant de nombreux décès de patient·e·s en chemin. Dès lors, la communauté a exprimé le souhait d’établir un dispensaire dans le village, mais cela nécessitait d’importants moyens financiers. Une bénévole française ayant séjourné à Jhumlawang lors d’un camp de santé plus de quinze ans auparavant a offert son aide aux habitant·e·s.

L’agroécologie pour une santé durable

Grâce à elle, la fondation Jhumlawang Village Foundation (JVF) a été créée, et un dispensaire de soins primaires a été établi, permettant une assistance médicale plus rapide. Cependant, ce dispositif s’est avéré insuffisant pour une amélioration durable de la situation sanitaire des habitant·e·s. Lors d’une rencontre fortuite avec Action de Carême, des représentant·e·s de JVF ont découvert l’agroécologie pour la première fois. Cette méthode agricole vise à améliorer la sécurité alimentaire, à fournir un accès à des légumes frais et à garantir un apport nutritionnel adéquat en ajustant la production aux conditions régionales et saisonnières. Convaincue des bienfaits de cette approche, JVF l’a rapidement présentée aux villageois·e·s comme une solution plus durable pour améliorer la situation sanitaire. C’est ainsi qu’en 2019, un projet pilote élaboré en collaboration et soutenu par Action de Carême a été lancé.

Une paysanne présente son potager.

Aujourd’hui, JVF constitue un modèle d’agroécologie dans la région, avec de nombreux potagers dans lesquels sont cultivés des légumes de saison et de nombreuses variétés locales. Ce mode de production contribue non seulement à améliorer la santé des habitant·e·s, mais aussi à renforcer la sécurité alimentaire. Les villageois·e·s entretiennent avec enthousiasme leurs potagers, exprimant leur satisfaction. JVF a également établi une pépinière qui produit des semences locales, garantissant la résilience à long terme des nouvelles variétés face au réchauffement climatique, tout en formant les producteurs et productrices à l’agroécologie.

Un modèle pour les autres communautés

JVF aspire à persuader les habitant·e·s d’autres villages des avantages de l’agroécologie. Forte de son ancrage local, la fondation a acquis une crédibilité considérable auprès des villageois·e·s, et son travail suscite également l’intérêt des autorités. Cependant, il faudra encore du temps pour étendre ce projet à d’autres communautés et concrétiser ce rêve.

Notre soutien à des organisations partenaires telles que JVF nous permet d’ancrer le travail d’Action de Carême au niveau local et d’adapter les mesures prises aux besoins des communautés. En effet, ces organisations locales sont bien établies auprès des communautés et connaissent le point de vue des habitant·e·s sur les évolutions à mettre en place au sein des villages. C’est ce qui nous permet de mettre en œuvre des projets durables, soutenus par la population. Pour en savoir plus sur le programme national au Népal, cliquez ici.

Les potagers améliorent la sécurité alimentaire et aident à faire face aux changements climatiques.

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Avec le soutien d’une organisation partenaire d’Action de Carême, deux agronomes ont créé des étangs de pêche pour des communautés villageoises en République démocratique du Congo. Ceux-ci permettent non seulement aux éleveurs et éleveuses d’améliorer leur alimentation, mais aussi de percevoir des revenus supplémentaires grâce à la vente de poissons.

Il faut environ quatre à cinq bassins pour nourrir les habitant·e·s de six villages et élever suffisamment de poissons pour assurer une commercialisation rentable. « Les piscicultrices et pisciculteurs constituent désormais d’importants fournisseurs pour leurs communautés et sur les marchés locaux, et de plus en plus d’agriculteurs et agricultrices suivent désormais leur exemple », explique l’agronome Bruno Tshiayenyi qui, avec son collègue Daniel Katende, a contribué à ce développement durable aux retombées très positives pour la communauté locale.

Étangs, digues et protection contre les prédateurs

Avec le soutien de Coobidiep, organisation partenaire d’Action de Carême, les deux agronomes ont pu élaborer le concept d’étangs de pêche dans des communautés villageoises de la région de Kamutanga, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo. « Il existait déjà des bassins, mais ceux-ci étaient si petits qu’ils permettaient à peine d’assurer les besoins des pêcheurs et pêcheuses », explique Bruno Tshiayenyi. « Il s’agissait globalement de trous informes dans le sol. »

Les bassins actuels sont plus grands, plus profonds et permettent d’accueillir beaucoup plus de poissons. Les deux agronomes ont formé les producteurs et productrices à l’aménagement des étangs, à la fertilisation de l’eau, et à l’introduction ainsi qu’à l’élevage de poissons. Il s’agit notamment d’aménager des digues, des tuyaux de drainage et de débordement, des canaux ainsi que des infrastructures pour protéger les poissons des prédateurs. « La rotation des cultures est également très importante », indique Bruno Tshiayenyi. « Celle-ci est coordonnée de manière à assurer une rotation entre les bassins pour qu’il y ait toujours suffisamment de poissons. »

« Enfin, les étangs permettent de créer des emplois et ainsi de réduire le chômage des jeunes, ce qui permet de lutter contre l’exode rural »

De nombreux avantages pour les communautés locales

La pisciculture est d’autant plus avantageuse pour les communautés paysannes que le réchauffement climatique rend la météo plus imprévisible, ce qui augmente le risque de pertes de récoltes. Les revenus générés par la vente de poissons permettent aux habitant·e·s d’améliorer leur habitat, d’étendre leur accès aux soins de santé primaire et de financer la scolarité de leurs enfants, parfois jusqu’à l’université. De plus, la pisciculture aide à améliorer l’alimentation, et par conséquent la santé de la population. 

« Enfin, les étangs permettent de créer des emplois et ainsi de réduire le chômage des jeunes, ce qui permet de lutter contre l’exode rural », explique Bruno Tshiayenyi. « De cette manière, nous avons pu améliorer les conditions de vie des habitant·e·s à de nombreux égards, et leur offrir de nouvelles perspectives. »

Malgré la richesse de son sous-sol, la République démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres du monde. Dans ses projets, Action de Carême met l’accent sur une sécurité alimentaire durable. Apprenez-en plus sur le programme du pays ici.

La pisciculture permet aux communautés paysannes de résister aux mauvaises récoltes, plus fréquentes en raison du réchauffement climatique.

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La conférence climatique de Dubaï a pris fin, mais les résultats montrent que le monde doit faire bien plus. Les compromis actuels ne sont qu’un petit pas dans la bonne direction. Face à l’urgence, des actions plus ambitieuses sont nécessaires, car les populations les plus démunies, déjà durement touchées par la crise climatique, ne peuvent plus attendre. Il est temps de passer à des mesures plus ambitieuses pour protéger notre planète.

Un commentaire de Stefan Salzmann, responsable Climat et politique énergétique chez Action de Carême

Après plus de deux semaines de négociations à la COP28 à Dubaï, les 197 États participants ont finalement trouvé des accords sur certains points cruciaux, tels que la réduction de l’utilisation des énergies fossiles et le développement des énergies renouvelables. Cependant, du point de vue d’Action de Carême, les décisions prises dans le cadre du « paquet énergie » ne représentent qu’un petit pas dans la bonne direction. Bien que la communauté internationale se soit engagée à sortir progressivement du charbon, du pétrole et du gaz, l’absence d’un objectif annuel contraignant est une lacune majeure. Même pour le charbon, particulièrement préjudiciable pour le climat, aucune date concrète de sortie n’a été fixée à Dubaï, laissant ainsi une marge de progrès importante à réaliser.

Qui va payer ?

La question cruciale de l’argent nécessaire à la transition énergétique reste en suspens, et c’est un sujet qui sera discuté lors de la prochaine conférence mondiale sur le climat en Azerbaïdjan en 2024. Le succès de la récente conférence à Dubaï dépendra largement des décisions à venir l’année prochaine.

Cependant, le financement des énergies renouvelables n’est qu’un aspect du problème. L’adaptation à la crise climatique nécessite également des ressources, en particulier pour les populations les plus démunies qui subissent de manière disproportionnée les conséquences des changements climatiques, bien qu’elles aient contribué minimalement aux émissions. Elles ont besoin d’un soutien immédiat, alors que les pays responsables du réchauffement climatique ont une responsabilité à assumer, conformément à l’accord de Paris sur le climat. Malheureusement, les promesses financières des pays industrialisés ne sont pas tenues depuis des années, ce qui a érodé la confiance. Il est essentiel que ces engagements soient honorés pour rétablir la confiance et répondre efficacement aux défis climatiques.

La Suisse doit faire plus

La Suisse tarde à honorer ses engagements financiers, qui nécessitent une allocation rapide de fonds supplémentaires. Ceci doit s’ajouter à son engagement existant dans la lutte contre la pauvreté et la coopération internationale.

Par ailleurs, elle doit faire une contribution adéquate pour réduire les émissions de CO2 de 60 % d’ici à 2035 par rapport à 1990, une exigence concrète résultant des négociations à Dubaï. Toutefois, la trajectoire actuelle indique que la Suisse ne parviendra pas à atteindre cet objectif climatique. La stratégie actuelle, consistant à obtenir les réductions nécessaires grâce à des certificats étrangers, n’est pas viable sur le plan social ni économique. Déjà le 20 décembre, le Conseil national devait débattre d’améliorations à la loi sur le CO2, notamment une hausse de la taxe CO2 sur les combustibles fossiles. Dans les années à venir, pour légiférer sur le climat à partir de 2030, la Confédération doit faire preuve d’une ambition accrue pour respecter les engagements de l’accord de Paris sur le climat, tant en matière de réduction des émissions que de mobilisation de ressources financières.

À Dubaï, la COP28 n'a pas tranché sur le financement de la transition énergétique mondiale.

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Les projets d’Action de Carême aux Philippines permettent d’apporter une amélioration concrète des conditions de vie pour les personnes marginalisées. Une aide utile, comme l’a confirmé une évaluation externe de notre programme sur place.

Action de Carême est présente depuis les années 1970 aux Philippines, en Asie du Sud-Est. À l’heure actuelle, nos projets sont principalement axés sur le droit à l’alimentation afin d’assurer les besoins fondamentaux des personnes les plus démunies. Nous venons en aide en particulier à de petits producteurs et productrices ainsi qu’à des pêcheurs et pêcheuses indigènes dans des zones de forte précarité, exposées à un risque élevé de typhons, d’inondations et de sécheresse. Le budget annuel du programme s’élève à 800 000 francs.

Donner plus de poids à la voix des femmes

En 2022, nous avons demandé au bureau de conseil indépendant Lumina Ventures, basé à Manille, d’évaluer notre programme aux Philippines. Les résultats sont très satisfaisants. Les évaluateurs et évaluatrices ont jugé efficace l’utilisation des fonds et les projets, « hautement pertinents », permettent « des améliorations tangibles pour faciliter l’accès des populations les plus vulnérables à une alimentation saine ». Pour ce faire, nous avons notamment introduit des méthodes de culture agroécologiques et favorisé la production de denrées alimentaires directement chez l’habitant·e, dans les arrière-cours. En outre, nous avons fait en sorte que les familles paysannes et qui vivent de la pêche se mettent en réseau pour mieux faire valoir leurs droits auprès des instances publiques. Les projets visent à « favoriser l’autonomie de la population et à offrir une base solide pour assurer la durabilité des objectifs atteints », peut-on notamment lire dans le rapport.

Des projets qui ont été particulièrement bénéfiques pour les femmes. En effet, selon les évaluateurs et évaluatrices, celles-ci parviennent désormais à peser davantage dans les décisions de la communauté. Mais de manière générale, l’œuvre d’Action de Carême a particulièrement contribué à renforcer la confiance des personnes marginalisées. Aux Philippines, l’organisation travaille en collaboration avec quatorze associations partenaires qui, grâce à leurs liens étroits avec l’Église catholique et d’autres acteurs, mènent des campagnes pour défendre politiquement la mise en place de méthodes de production alimentaire durables et sensibiliser les populations à ces problématiques. En 2021, le programme a permis d’assurer les besoins fondamentaux de 17 600 personnes.

Faire face au réchauffement climatique

Des succès réalisés dans un contexte pourtant difficile : d’une part, la pandémie de Covid-19 et un gouvernement qui préfère ignorer les droits humains plutôt que de les protéger et, d’autre part, un nombre croissant de catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique.

Les rédacteurs et rédactrices du rapport ont estimé que des améliorations étaient encore nécessaires pour faire face au réchauffement climatique. Ils et elles recommandent notamment de renforcer le partage de connaissances entre organisations partenaires et d’intervenir de manière plus ciblée auprès des autorités locales afin d’encourager les investissements favorables à l’autonomisation des plus démuni·e·s.

Cliquez ici pour consulter la synthèse détaillée du rapport (en anglais).

Dans nos projets, nous encourageons activement chaque individu, sans distinction de genre, à s’émanciper, à défendre ses intérêts et à revendiquer ses droits spécifiques. Il s’agit du fondement même de l’approche d’Action de Carême en matière de genre. Pour de plus amples informations, veuillez cliquer ici.

Depuis qu'elle a pris part à un projet d'Action de Carême. La voix de la pêcheuse Marilou Galdones est entendue dans sa communauté.

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Les projets d’Action de Carême au Kenya contribuent à enrayer la pauvreté dans les zones rurales. C’est ce qu’a révélé une évaluation externe du programme sur place.

Action de Carême est présente au Kenya depuis les années 1970. Nos projets dans le pays sont principalement axés autour du droit à l’alimentation. Pour ce faire, nous mettons en place des méthodes d’agroécologie, des groupes de solidarité ainsi que des activités de promotion de la paix. Le tout pour un budget annuel de 800 000 francs. En 2022, nous avons fait évaluer notre programme au Kenya par le bureau de conseil indépendant KEK-CDC, basé à Zurich. Les résultats du rapport sont désormais disponibles.

Des objectifs atteints, voire même dépassés

Les évaluateurs et évaluatrices du bureau KEK-CDC ont constaté que les objectifs fixés pour 2022 avaient été non seulement atteints, mais même dépassés. Ainsi, entre 2017 et 2022, 557 groupes de solidarité ont été créés dans le sud-ouest du pays, regroupant près de 9000 membres issus de petites exploitations agricoles. L’adoption de mesures de rigueur combinée à la culture de légumes et d’arbres fruitiers selon des méthodes agroécologiques ont eu une « incidence concrète sur l’amélioration de la nutrition et la promotion de la solidarité », indique notamment le KEK-CDC dans son rapport.

De manière générale, les neuf projets soutenus par Action de Carême constituent « une contribution de taille à la lutte contre la pauvreté dans les zones rurales». Le rapport souligne également que 77 % des participant·e·s aux groupes de solidarité sont des femmes et que les femmes occupent 72 % des postes de direction au sein de ces groupes. Le rapport met en outre en lumière une amélioration des compétences sociales ainsi que des capacités de gestion des conflits. Plus d’un quart des groupes de solidarité ont pu accorder de petits crédits pour l’achat de nourriture ou le paiement des frais scolaires à partir de leurs économies, évitant ainsi aux habitant·e·s de s’endetter auprès de créanciers à des taux usuraires.

Les besoins en bois de chauffage réduits de moitié

Le rapport salue également les efforts menés par un projet de réduction des émissions de CO2 dans le comté de Kitui, dans le sud du pays. De 2017 à 2022, le projet a permis la construction de 19 530 fours de cuisson améliorés, ce qui a contribué à réduire de moitié la consommation de bois de chauffage et à diminuer les émissions de CO2 d’une tonne par an pour chaque four. 

L’équipe d’évaluateurs et d’évaluatrices, qui s’est rendue sur place pour examiner certains projets, estime toutefois que d’autres améliorations sont possibles. La vente de produits inutilisés pourrait notamment être étendue aux marchés agroécologiques. En outre, les titres de propriété pour les terres exploitées ne sont pas toujours précisément définis, et doivent donc faire l’objet d’une clarification. Enfin, de nombreuses régions souffrent de plus en plus de la sécheresse, raison pour laquelle des stratégies adaptées doivent être mises en place pour garantir la durabilité des projets sur le terrain.

Cliquez ici pour consulter la synthèse détaillée du rapport (en anglais).

Depuis plus de 20 ans, les groupes de solidarité sont au cœur du travail d’Action de Carême. Grâce à cette approche, la faim est réduite de manière durable et à long terme. Apprenez-en plus ici.

Depuis que Melisa Khavala est membre d'un groupe de solidarité, ses conditions de vie se sont améliorées.

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Action de Carême s’engage pour la justice climatique, consciente que le réchauffement planétaire frappe de plein fouet les populations les plus vulnérables, exacerbant ainsi la crise alimentaire mondiale. Dans le cadre de cet engagement, nous prenons part cette année encore à la Conférence mondiale sur le climat qui se déroule du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï. En unissant nos voix à celles d’autres acteurs engagés, nous aspirons à favoriser des solutions concertées pour atténuer les impacts des changements climatiques et à protéger les plus défavorisés. 

Un commentaire de Stefan Salzmann, responsable Climat et politique énergétique chez Action de Carême

En cette fin d’année, nous nous rendons à Dubaï, où se tient la Conférence mondiale sur le climat (COP28), un rendez-vous crucial pour plaider en faveur d’avancées immédiates dans la protection du climat. Pour atteindre l’objectif de réduction de moitié des émissions mondiales d’ici 2030 par rapport à 1990, tel qu’énoncé dans l’accord de Paris, des mesures concrètes sont impératives. Le temps presse et, actuellement, nous ne progressons pas suffisamment vite. À Dubaï, nous demandons instamment aux délégations internationales de reconnaître les données scientifiques et de prendre pleinement leurs responsabilités pour assurer un avenir climatique durable. 

Une voix pour les populations les plus démunies

En collaboration avec ses organisations partenaires brésiliennes et colombiennes, Action de Carême s’est fortement impliquée dans les préparatifs de la COP28. Ensemble, nous portons les perspectives et les besoins des personnes les plus défavorisées, offrant ainsi une voix à celles et ceux qui en ont le plus besoin. Malgré les défis, nos efforts progressent graduellement, et nous observons des améliorations significatives. 

La justice climatique, un rempart contre la faim

Nous ne pouvons garantir que ces modestes progrès seront suffisants pour ralentir le réchauffement climatique. Cependant, chez Action de Carême, nous sommes fermement convaincu·s que les négociations internationales jouent un rôle crucial dans la défense des intérêts des populations les plus vulnérables. À Dubaï, nous plaidons activement en faveur de mesures ambitieuses de protection du climat, notamment l’abandon des énergies fossiles et la promotion équitable des énergies renouvelables. Ce mandat peut être particulièrement délicat dans des pays tels que les Émirats arabes unis, mais il revêt une importance capitale. En effet, la justice climatique est indispensable pour éliminer la faim et bâtir un avenir viable pour toutes et tous.

Notre experte en systèmes alimentaires, Christa Suter, a répondu aux questions les plus urgentes sur les causes et les conséquences de la faim dans le monde. Lisez l’interview ici.

Plus de 700 millions de personnes sont touchées par la faim dans le monde. Le réchauffement climatique aggrave la situation des personnes les plus vulnérables.

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Au Burkina Faso, les femmes comme Oumou Oussalé Balori font face à de nombreux défis et sont souvent économiquement dépendantes de leurs conjoints. Dans le sud du pays, Action de Carême soutient un projet qui œuvre à accroître leur autonomie tout en renforçant la sécurité alimentaire de l’ensemble de la famille.

Texte : Tiziana Conti, Médias, information et campaigning, Action de Carême

Dans la province du Nahouri, la pluie se fait de plus en plus rare et les effets des changements climatiques se font particulièrement sentir. Entre les sécheresses persistantes et la dégradation des sols, due notamment à l’utilisation de produits chimiques dans les exploitations de mines d’or et à des pratiques agricoles non durables, les récoltes sont souvent mauvaises. Dans ce contexte, de nombreuses femmes sont confrontées à des défis quotidiens.

 À 38 ans, Oumou Oussalé Balori est mère de sept enfants et assume le rôle de femme au foyer et d’agricultrice, tout en étant membre active de la coopérative du village de Songo. Accaparée par les tâches domestiques et agricoles, elle dispose de peu de temps pour perfectionner ses connaissances. Son mari, Amadou, est orpailleur, une activité qui exige une présence constante sur les sites d’orpaillage, mais ne garantit pas pour autant un revenu fixe. Pourtant, chaque dépense d’Oumou, aussi minime soit-elle, dépend entièrement de lui. Cette situation fragilise économiquement toute la famille et contraint Oumou à vendre les produits de sa récolte à des prix dérisoires dès leur sortie de terre.

Tout a commencé avec du beurre de karité

Il a quelques années, Oumou découvre le projet Lougouzena, soutenu par Action de Carême depuis une décennie, et s’y investit progressivement. Elle participe à une formation sur la fabrication du beurre de karité et constate avec satisfaction les avantages immédiats des nouvelles techniques : « Avant, je produisais traditionnellement le beurre de karité sous le manguier sans me soucier de l’hygiène. Mais aujourd’hui, un nouveau processus de fabrication me permet d’avoir un produit de meilleure qualité. »

La production de beurre de karité est une source de revenus importante pour les femmes comme Oumou Oussalé Balori.

Le beurre de karité, utilisé dans l’alimentation, la santé, les soins de la peau, des cheveux et même en savon, joue un rôle économique et social crucial dans les zones rurales d’Afrique de l’Ouest. Il procure un revenu complémentaire aux femmes, leur garantissant une certaine indépendance financière, notamment pour les frais de scolarité et de santé de la famille.

À travers un accompagnement et des formations variées, le projet Lougouzena vise à autonomiser économiquement et à renforcer la sécurité alimentaire de 634 femmes issues de 26 sociétés coopératives. En tenant compte des membres des ménages, il impacte indirectement 3514 personnes. Le projet met l’accent sur la diversification des revenus, rendue possible grâce à l’application de nouvelles techniques de transformation des aliments et à l’acquisition de notions en marketing et gestion financière.

Évoluer dans sa vie et dans son couple

Grâce au projet Lougouzena, Oumou peut prendre en charge ses dépenses quotidiennes sans dépendre de son mari. L’ouverture d’un compte bancaire lui permet de financer la production de semoule de manioc, de beurre de karité et de savon. La vente de ses produits lui procure un bénéfice mensuel de 20 000 à 25 000 francs CFA [ndlr : environ 36 francs suisses]. « Les activités de renforcement des capacités et les rencontres au sein de notre coopérative m’ont ouvert les yeux. J’ai finalement pris conscience de mon potentiel en tant que femme. Aujourd’hui, je me sens plus forte et indépendante », affirme Oumou, fière de ses résultats.

Le projet a également eu un impact positif sur son couple : « Bien que  nous nous entendions déjà très bien, aujourd’hui, notre entente est encore meilleure et notre cohésion s’est renforcée. Amadou me fait davantage confiance et nous avons instauré un dialogue entre nous. » Cet exemple met en lumière le fait que chaque avancée vers une plus grande égalité des genres va au-delà de la simple promotion des femmes et participe à un changement social plus profond. C’est pourquoi Action de Carême place la question de l’égalité entre les sexes au cœur de tous ses projets.

Oumou kniet auf dem Boden und kontrolliert ihre Ernte, die zum trocknen in der Sonne liegt.
Oumou fait sécher sa récolte. En raison du réchauffement climatique, les pertes de récoltes sont de plus en plus fréquentes.

« J’ai finalement pris conscience de mon potentiel en tant que femme. »

Un regard vers l’avenir

Le projet Lougouzena insuffle à Oumou de nouvelles aspirations. « J’aimerais pouvoir perfectionner davantage ma production de beurre de karité afin de rendre mon produit plus attractif et ainsi améliorer sa commercialisation. Un jour, je souhaiterais bâtir une nouvelle maison pour offrir davantage de confort à ma famille. L’acquisition d’une mobylette pourrait aussi faciliter mes déplacements. »

L’histoire d’Oumou Oussalé Balori est parue dans le magazine « Perspectives » d’Action de Carême.
Ici, vous trouverez plus d’informations sur notre programme au Burkina Faso.

Depuis qu'Oumou a pris part au projet d'Action de Carême, la relation avec son mari Amadou s'est améliorée.

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