Aujourd’hui, 14 mai, c’est la Journée mondiale du commerce équitable. Ce rendez-vous du deuxième samedi du mois de mai porte cette année sur le thème « Résilience climatique et moyens de subsistance », une question qui rejoint les préoccupations d’Action de Carême pour son engagement pour le droit à l’alimentation. À l’heure où l’agriculture paysanne subit de plein fouet les conséquences des changements climatiques, le commerce équitable la rend plus résiliente tout en contribuant à préserver le climat.

Un commentaire de Sophie de Rivaz, responsable du dossier Commerce équitable

Depuis sa création, Action de Carême s’engage dans la lutte contre la faim. En 2007, elle introduit la notion de « droits humains » dans le cadre de sa stratégie. Elle développe ainsi son travail à la convergence de la lutte contre la faim et du respect des droits humains autour du droit à l’alimentation. C’est dans ce contexte que s’inscrit le soutien aux organisations actives dans le commerce équitable.

Les effets dévastateurs des changements climatiques sur l’agriculture paysanne
Ce sont celles et ceux qui en sont le moins responsables qui subissent le plus les conséquences des changements climatiques. Les populations du Sud qui pratiquent l’agriculture paysanne n’ayant souvent que très peu de moyens financiers, elles peinent à faire face aux nouvelles conditions météorologiques, sources de sécheresses, d’inondations, de mûrissement précoce ou retardé, de mauvaises récoltes ainsi que de l’apparition de nouveaux parasites, mauvaises herbes et maladies.

Le commerce équitable, facteur de résilience
Ces conséquences sont d’autant plus injustes que les méthodes de l’agriculture paysanne contribuent à lutter contre les changements climatiques, puisqu’elles préservent les ressources natu-relles et génèrent bien moins d’émissions polluantes que les cultures industrielles à grande échelle.

En plus d’être moins nocive pour l’environnement, grâce notamment à des critères écologiques, l’agriculture du commerce équitable devient aussi plus résiliente. Les formations données par des expertes et experts locaux misent sur une agriculture plus résistante, qui garantisse tant la sécurité alimentaire que les revenus.

Notre consommation fait la différence
En termes de culture et de transformation des produits, l’agriculture paysanne respecte davantage l’environnement, comparé à l’agriculture industrielle. De plus, la majorité des produits issus du commerce équitable sont acheminés par bateau. L’émission de CO2 reste donc très limitée. Consommons équitable !

Aidez les populations à faire valoir leur droit à l’alimentation

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L’agriculture paysanne subit de plein fouet les conséquences des changements climatiques. Le commerce équitable la rend plus résiliente tout en contribuant à préserver le climat.

Les changements climatiques bouleversent les conditions météorologiques et dans notre société mondialisée, ce sont ceux qui en sont le moins responsables qui en subissent le plus les conséquences : les populations du Sud pratiquant l’agriculture paysanne souffrent de ces nouvelles conditions sources de sécheresses, d’inondations, de mûrissement précoce ou retardé, de mauvaises récoltes ainsi que de l’apparition de nouveaux parasites, mauvaises herbes et maladies. C’est souvent l’ensemble de l’économie d’un pays qui en souffre, puisque la petite paysannerie en constitue une part essentielle. 

Ces paysan·ne·s n’ayant souvent que très peu de moyens financiers, ils peinent à faire face aux nouvelles conditions météorologiques. Si le monde paysan a toujours su s’adapter à certains changements, les stratégies utilisées jusqu’à maintenant ne font pas le poids face à l’ampleur des bouleversements actuels.

Le commerce équitable, facteur de résilience

Le commerce équitable aide l’agriculture paysanne à s’adapter aux conséquences des changements climatiques, à devenir plus résiliente, à réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à réussir la transition vers les énergies renouvelables. L’accent est mis sur des formations, données par des expert·e·s locaux, afin de rendre l’agriculture plus résistante et de garantir la sécurité alimentaire et les revenus. Les normes du commerce équitable comprennent des critères écologiques, qui montrent la voie vers une agriculture à la hauteur des enjeux climatiques, par exemple en ayant recours aux énergies renouvelables, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en gérant de manière durable les déchets et les ressources hydriques.

Notre consommation fait la différence

Si la consommation dans les pays du Nord change la donne pour les paysans·ne·s de la filière équitable, le commerce équitable ne bénéficie toutefois pas qu’aux productrices et producteurs sur place : il nous permet aussi de consommer de manière climatoresponsable, car l’agriculture paysanne est particulièrement respectueuse du climat. En règle générale, ce sont en effet la culture et la transformation d’un produit, et pas son transport, qui génèrent la grande majorité des émissions de CO2.

Pour en savoir plus sur les liens entre le commerce équitable et le climat, cliquez ici.

Affiche de Swiss Fair Trade pour la Journée mondiale du commerce équitable 2021.

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